A propos de « tentation de la radicalité » et d’intervention en Syrie.

Humeur du jour :

D’abord, J’ai connu par hasard Véronique lors de son témoignage à Bruxelles, depuis, c’est devenue une maman de plus dans notre association (Turquoise Freedom). J’ai été bouleversé par le rappel de l’anniversaire de son fils, elle a bien fait de ne pas laisser sa mort à l’oubli. Pour mon malheur ou mon bonheur, J’ai découvert en les parents des victimes des hommes et des femmes très attachants. Comme je l’ai dit à Rachid Benzine, notre association a très peu de moyens, mais un « coeur si large qu’on y entre sans frapper », pour parler comme Brel.

Ensuite, j’ai lu tout ce qui a été écrit sur « la tentation de la radicalité », y compris l’interview des auteurs. Ma première réaction a été « tout ça pour ça! ». Même si j’ai publié quelques posts à ce sujet, il m’importe d’insister sur le fait qu’il n’y a rien de nouveau et que des analyses autrement plus percutantes ont été produites par le CIPD, la Miviludes, ou des intellectuels de renom comme Fethi Benslama. Ce qu’on ne peut pas pardonner, c’est de rester sur les clichés et stéréotypes malveillants : » de quel islam parle-t-on? C’est qui ces musulmans? De jeunes lycéens, dans la zone moratoire de l’adolescence, et qui seraient représentatifs. non, les choses sont beaucoup plus complexes. dans notre livre, nous proposons une approche comparative : pourquoi les mêmes causes, qui ne datent pas d’hier, ne produisent pas les mêmes effets dans l’espace et le temps? n’est pas Bourdieu qui veut. Il n’es pas interdit de refuser son héritage, encore faut-il l’outillage intellectuel indispensable pour ce faire. assurément, le costume est trop large.

Enfin, sur l’intervention de la France en Syrie, j’ai appelé naïvement De Gaulle à revenir, parce qu’ils sont devenus fous. Dommage! Pour notre malheur, l’indépendance et la hauteur de vue du couple Chirac-De Villepin ont disparu.

Ajouter un commentaire

Suivez-nous