Benghebrit, une ministre qui fait honneur

HUMEUR DU JOUR

BENGHEBRIT, UNE MINISTRE QUI FAIT HONNEUR

Tout le monde sait qu’ en général, je me fixe comme ligne de conduite de ne pas faire de commentaires sur les affaires algériennes, plus par sens de l’éthique, que par indifférence à ce qui se passe dans le pays. Mon attachement au pays, à ma façon, de dispense de commentaires, et de surenchère affective.
Il m’arrive cependant d’enfreindre cette règle quelquefois, notamment à l’occasion d’évènements heureux ou malheureux. Il en est de la décision de Madame Nouria Benghebrit, ministre de l’éducation nationale, à propos de la suppression de la prière à l’école.
En effet, il y a deux jours, elle a réitéré sa position en déclarant haut et fort que l’enjeu est de faire de l’école un lieu de savoir et non un espace de prière.
Interdiction donc de la prière à l’école : La ministre de l’éducation persiste et signe: « La prière se fait chez soi, à la maison. Les élèves doivent aller à l’école pour acquérir du savoir ».
Bravo Mme la ministre! En prenant cette position , vous rétablissez la vérité historique sur la société algérienne. La question de la prière à l’école n’est apparue qu’avec les ténébreux islamistes. C’est dans ce sens qu’il faut aller pour libérer la société du carcan religieux.
Voila une ministre qui redonne la fierté d’être, en même temps qu’elle nous réconcilie avec notre cher pays que des moudjahids de la dernière heure, des opportunistes de tout poil, des semi-incultes, des intellectuels aux ordres, des contrebandiers de l’Islam… Ont trahi pour des intérêts bassement matériels.
Vous nous redonnez l’espoir, vous nous rappelez que les utopies et les rêves, ça ne meurt pas.
Je termine cette HUMEUR, un peu spéciale, par une pensée lumineuse de notre héros national, l’Emir Abdelkader, le chef d’Etat le plus lettré du monde musulman, nous rappelle Mostefa Lacheraf :
« Tout homme possede en tan qu’homme, les dispositions nécessaires pour saisir les vérités dans l’Etat où elles se trouvent » (Lettre aux français, 1848).

Je pense à vous tous.

Une bonne journée!

par Khaled Slougui

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