Et moi dans mon coin

HUMEUR DU JOUR

ET MOI DANS MON COIN…

Qui m’aime, me suive… La balade dont il est question dans l’HUMEUR d’aujourd’hui ne concerne nullement une contrée lointaine; elle est « écolo », et pour cause? Elle se déroule chez nous, donc nul besoin de moyens de transport.
On embarque en Macronie, pour parler de choses et d’autres. Et moi dans mon coin, je ronge mon frein, en voyant venir la fin…(Aznavour)
Pour ne rien vous cacher, j’ai un coup de blues qui me rend très pessimiste pour l’avenir. L’actualité nationale et internationale laissent pointer des dangers réels.
Je n’ai même plus envie de délirer.
Voila pourquoi?
Je crois bien que la Macronie a fini de manger son pain blanc, et ceux qui ont toujours eu tort, ou presque, en matière d’anticipation de ce qui allait se passer au lendemain de la trêve estivale, se sont trompés encore une fois.
Après nous avoir gavé pendant le sommet du G7, où une agitation malhabile s’est mise en place, sacrifiant le fond à la forme, et mettant en lumière toutes les incohérences du pouvoir, l’on découvre que Jupiter avait une stature internationale. Si j’ai bien compris, il ne l’avait donc pas avant, tout simplement dérisoire.
Ce que j’ai retenu et que j’ai souvent soutenu c’est la
prestation de Poutine renvoyant le G7 à ses cordes, non sans glisser subrepticement quelque mise en garde salutaire, en tant qu’elle rappelle que l’unilatéralisme ravageur est dernière nous. Trump n’a qu’a bien se tenir.
Les médias qui, selon un observateur averti, se sont mués en « service de presse de l’Elysée », ne donnaient pas cher de la peau du mouvement social, la messe a été dite et la rentrée serait calme pour l’exécutif.
Erreur, on ne peut plus funeste! Aurait dit mon pote Brassens.
Bien au contraire! Outre le fait que le mouvement le plus important de l’été, celui des urgentistes, ne s’est jamais arrêté, l’on assiste à l’émergence d’une contestation générale, touchant tous les secteurs d’activité et toutes les catégories socioprofessionnelles, sur fond de réforme des retraites : des avocats aux kinés, et des enseignants aux chauffeurs de la RATP, et aux gilets jaunes qui reprennent du poil de la bête, instruit par une année d’activisme échevelé.
L’incompétence crasse du gouvernement, dont les membres ne sont mus que par une ambition maladive, c’est d’ailleurs le trait principal en Macronie, laisse présager les pires désordres dans les semaines à venir, et ce ne sont pas le dialogue autour des retraites ou la création d’une nouvelle structure l’OFAST, pour lutter contre le trafic de drogue, qui risquent de changer l’ordre des choses.
De l’agitation stérile! Car les objectifs sont tout autres que ceux proclamés à hue et à dia.
L’on prépare 2022, tout en sachant que l’étape intermédiaire des municipales peut être décisive, et à cette fin, tous les moyens sont bons.
La dernière sortie de Macron sur l’immigration donne une piètre image de l’exécutif et sa stratégie : courir après l’électorat sensible à cette question.
Sauf qu’il se plante totalement en pensant que la bourgeoisie n’est pas concernée par ce problème, vu qu’elle ne les rencontre pas. Quelle hauteur de vue! Je voulais dire quel simplisme!
Le peuple qui est dans la rue n’a jamais abordé cette question de l’immigration, ce n’est pas ce qui lui fait le plus peur, c’est l’incurie et la gabegie du pouvoir.
La bourgeoisie, en revanche, a tout à craindre. D’autant que l’approche qui en est faite par ceux qui gouvernent n’aborde pas les vrais problèmes, elle n’ouvre aucun horizon : on reste dans les manoeuvres bassement politiciennes.
Passons à l’international : pour moi, il ne fait aucun doute que la guerre est devant nous, le complexe militaro industriel et les monarchies crapuleuses du golf en on décidé.
J’espère que je me trompe.

Conclusion : Qoui de mieux à méditer que cette pensée de Voltaire?
« Vous trouverez partout des barbares têtus. le nombre de sages sera toujours petit. Il est vrai qu’il est augmenté; mais ce n’est rien en comparaison des sots, et par malheur on dit que Dieu est toujours pour les gros bataillons ».
Tout le monde descend.

Une Bonne journée!
Au prochain délire.

par Khaled Slougui

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