Je reviens avec mes délires

HUMEUR DU JOUR :
JE REVIENS AVEC MES DELIRES
Grossomodo, je ne suis pas sur ce réseau depuis deux mois ; entre-temps, la tête froide et une détermination à toute épreuve, je me suis livré à la poursuite de mon combat sur Twitter, contre du « beau monde », entendez par là les pires islamistes et leurs bigots de suppôts. En effet, l’on essaye de nous préparer à la participation de femmes voilées aux jeux olympiques de 2024 à Paris.
Ma réponse ne s’est pas faite attendre : « L’olympisme s’est construit sur des valeurs nobles d’égalité, d’humanisme, de respect et surtout d’universalisme. Et voila que les ténébreux tentent de le défigurer, de le dénaturer, de le salir, en l’entachant de particularismes. Il faut s’opposer fermement et dénoncer ce Nième test » .
Entre-temps, durant l’été, j’ai fait un bilan médical complet : mon cardio est très satisfait. Mr. Slougui, me dit-il :
Ne changez rien à votre rythme de vie, vos habitudes
Moi : même le pur malt ? Même ! Mais n’augmentez pas la dose
Putain ! Il n’en fallait pas plus pour me galvaniser. Vous êtes avertis.
Ne bougeons d’où nous sommes, plutôt… etc.
Qui m’aime me suive, aujourd’hui, je vais vous parler de droits de l’Homme, le sujet le plus sérieux qui soit. C’est aussi pour célébrer le 230 è anniversaire de l’adoption de la DDHC.
HISTOIRE DE DROITS DE L’HOMME
Le 26 août 1789, l’Assemblée nationale proclame la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen. Contraint et forcé par l’émeute, le roi la ratifie le 5 octobre 1789. Après la Convention de Virginie du 12 juin 1776, c’est l’un des premiers textes au monde à affirmer que les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits, des droits naturels et inaliénables.
En 1948, l’ONU s’en inspirera largement pour la rédaction de la Déclaration Universelle des droits de l’homme. Toutefois quelques remarques :
1- L’opposition manifeste de l’Eglise. Le Pape Pie IX déclarait les droits de l’Homme « impies et contraires à la religion », et son syllabus de 1864 lançait l’anathème contre la liberté de conscience. Seul Dieu donne des droits. Sauf que ces droits sont pris en otage par l’Homme, ou comment l’Homme instrumentalise et utilise Dieu.
2- La proclamation de ces droits n’a pas été toujours suivie d’effets immédiats, et l’on peut référer à l’esclavage qui a persisté jusqu’en 1848, au droit de vote institué en 1849 pour les hommes, et à peine en 1944 pour les femmes. Ou à l’entreprise coloniale qui obère le caracrère universaliste de ces droits. C’est donc un fait qu’il faut reconnaître, mais qui ne remet nullement en cause les luttes menées pour le respect et l’amélioration de ces droits.
3- Ironie de l’histoire, c’est au nom de ces mêmes droits de l’Homme et de la liberté qu’ils supposent, que les islamistes veulent remettre en cause les valeurs de la république, la laïcité notamment, et imposer les leurs. Ils seraient les oubliés de la république, donc stigmatisés et discriminés.
Dans ce domaine la tentative la plus élaborée, mais néammoins grotesque est celle de Tarik Ramadan, écoutons-le : »Le travail juridique, élaboré à partir du Coran et de la Sunna, est original par rapport à la conception des droits humains en Europe. Il n’est pas une seule façon d’être libre et il faut se méfier de ce paradoxe qui confine à la dictature d’un seul modèle de liberté ».
Pauvre bougre ! Et Dire que des semi habiles, des lettrés abécédaires, des semi incultes nous l’ont présenté comme une lanterne, ne sachant pas qu’il s’agissait d’une vessie défectueuse. Heureusement que des faits de toute sorte ont permis de le remettre à sa véritable place. C’est à dire un maître d’école, comme son grand-père.
Bonnes gens ! Puissiez -vous m’éclairer, le doute me taraude : Comment est-il concevable de passer d’une thèse de doctorat sur l’inclassable Nietzsche (un mensonge de plus) à Qaradhaoui qui reste son vrai mentor ?
4- Tous les articles (17) de la DDHC sont importants, mais celui que j’utilise le plus dans mes formations et conférences, c’est l’article 10 qui dit en substance : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ».
J’ai toujours suggéré à mes interlocuteurs de rester sur la loi, toute la loi, rien que la loi. Pas celle de Dieu, vu qu’elle n’existe pas.
Conclusion : je n’ai pas changé, et donc je vous appelle à méditer cette pensée qui est de moi (la tête de ma mère), et que je reprends d’un poème en prose : « La recherche de l’autre est-elle le destin de ma vie ? » C’était ma façon à moi de réagir à Edouard Glissant : « Toute identité s’étend à un rapport à l’autre ».
A vos plumes, vos claviers…
Tout le monde descend.
Un bon dimanche !
Au prochain délire !

par Khaled Slougui

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