La déradicalisation est mise sous le boisseau

HUMEUR DU JOUR

LA DERADICALISATION est mise sous le boisseau.

Le canard enchaîné de la semaine passée donne un bon éclairage sur le « business de la radicalisation ». L’article décrit très bien la procédure d’attribution des marchés. L’enjeu est purement financier.
En désignant les petites associations qui n’ont en rien bénéficié des effets d’aubaine financière, comme « bouc émissaire idéal des ratés de la déradicalisation », on les éloigne tout en épargnant les usines à gaz (les grosses associations lucratives sans but). Ce concept n’est pas de moi, il est de Jean Pierre Kaltenbach, qui l’a énoncé à l’occasion du centenaire de la loi 1901, c’était donc en 2001.
Ces grosses associations sont fédérées au sein du groupe SOS, et recommandées comme « interlocuteur et acteur privilégié », au mépris du travail de proximité qui humanise la relation avec les victimes et dont seules sont capables les petites structures. La nôtre a pour axe de travail important la nécessité de « privilégier l’amour et l’humour », tout un programme sur lequel je reviendrai certainement à l’occasion.
La nouvelle orientation consiste à traiter un sujet complexe et délicat, par une logique technico-économique dont le groupe SOS a le secret, un groupe qui intervient sur tout et qui ne maîtrise rien (soutien scolaire, formation professionnelle, services à la personne, handicap, écologie…et la déradicalisation).
Le fait du prince, le patron du groupe SOS est, dit-on, un intime de Jupiter.
C’est la nouvelle façon de faire la politique.

par Khaled Slougui

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