L’islamisme revigoré

HUMEUR DU JOUR

L’islamisme revigoré

PRIMO : Ce qu’il y a d’insupportable, voire d’odieux, dans le Religieux (la majuscule n’est pas fortuite), c’est sa prétention matinée d’arrogance à détenir le monopole de la morale et de la spiritualité. Prendre en otages les hommes et les textes, dire le bien et le mal, autorise tous les dépassements, toutes les perversions.
Il en est des salafistes qui veulent confisquer à leur profit tout le sens de l’islam, s’en faire les interprètes, et imposer à tous la dictature de leur interprétation. Dès les débuts, cette minorité imbue de sa vérité, s’est caractérisée par un style de croyance et d’action fondé sur l’excommunication de tout autre qu’elle, et n’ayant que l’anathème et l’imprécation dans la bouche de ses prédicateurs.

SECUNDO : Sur le terrain, cela se traduit par des luttes intestines entre les différentes factions de la nébuleuse islamiste. Notion pertinente s’il en est, quand il s’agit de signifier que nous n’avons à faire ni à une communauté religieuse monolithique, ni à une association, un groupement ou une corporation qui seraient caractérisés par l’unité et l’indivision des objectifs et des stratégies.
Du CFCM aux autres associations, CCIF, UOIF , UAM…La lutte pour le leadership de l’Islam est impitoyable. Le rapport El Karoui a ravivé les tensions, et aucune tendance n’a l’intention de se laisser faire. Les intérêts sont immenses, et chacun veut sa part de la rente, sans oublier l’intérêt politique.
Le colloque du CFCM au sénat, les sorties de l’UOIF sur le blasphème et l’islamophobie, les langues qui renouent avec une arrogance coutumière, ne s’expliqueraient pas autrement.

TERTIO : A la suite de la fermeture de la mosquée salafiste de Marseille et de l’éviction de son imam, j’ai suggéré que l’Etat pouvait mieux faire. Il s’agissait de taper, vite, fort et partout à la fois, d’autant que, jusqu’à preuve du contraire, il n’y a pas eu de soutien affiché, pas de soulèvement populaire, ni de guerre civile. L’ordre public est sauf, ce qui met à plat les fantasmes nourris vis-à-vis des musulmans en France.
Même ses amis l’ont désavoué, vu qu’il est devenu compromettant pour eux.
Du reste, les islamistes n’ont jamais été connus pour leur courage, leur fidélité et leur bravoure ; c’est d’ailleurs pour ça qu’ils ont toujours été manipulés, d’autant qu’ils se soucient plus des choses de la terre que du ciel, pour parler comme Régis Debray.
C’est à qui offre le plus ; comme par hasard, ils n’ont jamais choisi les pauvres comme compagnons de route : le Bangladesh, La Mauritanie ou la Somalie n’ont rien à offrir, à l’inverse des monarchies moyenâgeuses qui les inondent de pétrodollars.
De source digne de foi, d’autres imams et prédicateurs étaient en train de faire dans leur « froc », ils se sont terrés, comme du reste, lors de l’Etat d’urgence et des perquisitions. Ils ont tant de choses à se reprocher.
Cependant, à en rester à ce seul bouc émissaire, l’Etat a été inéquitable, injuste, voire discriminant. Cette politique a contribué à revigorer les autres composantes qui du coup se sentent pousser des ailes.

QUATRO : il faut éclaire sur les pratiques islamistes.
Alors que AMEL venait d’être divorcée unilatéralement par AMAR son ex-mari (pas civilement), deux de ses amis (FARID et AHMED et, tous les deux déjà mariés) se sont rués sur la proie, l’un pour en abuser et l’autre pour la prendre comme nième épouse.
FARID est seul avec AMEL au salon (ce qui est contraire aux bonnes mœurs salafistes) :
J’aimerais tellement te voir sans djilbab ma sœur.
– Est-ce que je peux voir ce que tu as en dessous ? J’aimerais que tu te montres en pantalon, AMEL, s’il te plaît, juste en pantalon.
– Ah non, FARID ! Enfin ! Ce n’est pas possible, c’est haram !
– Oui, je sais, mais écoute, s’il te plaît, je voudrais qu’on fasse quelque chose tous les deux, physiquement tu m’attires trop, je pense tout le temps à toi, tu vas me rendre fou. J’ai qu’une envie, je pense que tu comprends ce que je veux dire, on peut le faire, là, mais t’inquiètes pas, personne ne le saura.
– Mais FARID, tu es marié ! et moi aussi !
– T’inquiètes pas, personne ne le saura, c’est entre nous deux!
– Mais Allah nous voit.
– Mais t’inquiètes pas, je te dis, tout le monde fait des péchés dans la vie, c’est humain, Allah le sait… Et AHMED au téléphone :
– Salam alaykoum ma sœur, je ne vais pas y aller par quatre chemins, on a tous appris qu’il t’avait divorcée, et moi je veux te demander en mariage.
– Mais, je te rappelle que tu as une épouse, SAMIA !
– Non, c’est fini, je l’ai divorcée il y a une semaine. Moi je veux me marier avec toi, je suis amoureux de toi !
Faut-il commenter ? Si, c’est cela l’avidité de pureté des salafistes, l’exclusivité de la vertu, de la bienséance, et de la rectitude morale.
Comme à mon habitude, je souhaite rester sur une note positive : au lieu de la violence inouïe du viol et de l’esclavage sexuel, je m’en remets à la finesse et à la tendresse de Georges Brassens.
« Elle m’a dit d’un ton sévère : qu’est-ce que tu fais là ? Mais elle m’a laissé faire, les filles c’est comme ça ». C’est tellement plus mignon.
Une bonne journée!

par Khaled Slougui

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